Qui peut devenir auto-entrepreneur en France ? Conditions et seuils 2026

Le statut d’auto-entrepreneur, aussi appelé micro-entreprise, attire chaque année des milliers de personnes en France. Accessible, rapide à créer et simple à gérer, il soulève pourtant une question essentielle : qui peut réellement devenir auto-entrepreneur ? Contrairement aux idées reçues, ce statut n’est pas réservé à un profil unique. Conditions d’âge, de nationalité, de résidence, types d’activités autorisées, plafonds de chiffre d’affaires : voici un point complet et clair pour savoir si vous êtes éligible.

Être une personne physique : une condition indispensable

Le statut d’auto-entrepreneur est strictement réservé aux personnes physiques. Une société, qu’il s’agisse d’une SAS, d’une SARL ou de toute autre personne morale, ne peut pas exercer sous ce régime. L’auto-entreprise correspond à une activité exercée en nom propre, directement par l’individu.

Âge minimum et situation personnelle

Pour devenir auto-entrepreneur, il faut être majeur ou mineur émancipé. Les mineurs de plus de 16 ans peuvent donc, sous certaines conditions, créer une micro-entreprise. Cette ouverture permet à de jeunes porteurs de projets de se lancer légalement dans une activité indépendante.

Nationalité et droit de séjour

Le statut est ouvert aux personnes de nationalité française, mais aussi aux étrangers disposant d’un titre de séjour autorisant le travail en France. Un ressortissant étranger peut donc devenir auto-entrepreneur dès lors qu’il est en situation régulière et autorisé à exercer une activité professionnelle.

Domiciliation obligatoire en France

Il est indispensable d’avoir une adresse en France pour créer une auto-entreprise. Il n’est pas possible de s’immatriculer en étant domicilié à l’étranger, que ce soit en Europe ou hors de l’Union européenne. La domiciliation permet notamment de déterminer le rattachement fiscal et administratif de l’activité.

Activités autorisées en auto-entreprise

L’auto-entreprise permet d’exercer trois grandes catégories d’activités :

  • activités commerciales,
  • activités artisanales,
  • activités libérales.

La majorité des activités économiques peuvent être exercées sous ce régime. De nombreux métiers sont concernés, qu’il s’agisse de prestations de services, de conseil, de vente ou d’artisanat.

Activités incompatibles avec le statut

Certaines activités restent exclues du régime de l’auto-entreprise. C’est notamment le cas :

  • des activités agricoles relevant de la MSA ;
  • des activités soumises à la TVA immobilière, comme l’achat-revente de biens immobiliers ;
  • de la location d’immeubles non meublés ou de locations meublées professionnelles ;
  • de certaines activités artistiques ;
  • de professions libérales réglementées relevant de caisses spécifiques comme la CIPAV dans certains cas.

Lorsque l’activité n’est pas compatible, il est nécessaire d’opter pour une entreprise individuelle au réel ou une société.

Seuils de chiffre d’affaires à respecter

Le régime de l’auto-entrepreneur est soumis à des plafonds de chiffre d’affaires annuels :

  • 188 700 € pour les activités de vente de marchandises et d’hébergement ;
  • 77 700 € pour les prestations de services commerciales ou libérales.

Ces seuils permettent de générer un volume d’activité conséquent tout en conservant les avantages du régime micro.

Dépassement des seuils : que se passe-t-il ?

Le dépassement des plafonds n’entraîne pas automatiquement la perte du statut. Le basculement vers le régime réel d’imposition intervient uniquement en cas de dépassement sur deux années consécutives. Si le chiffre d’affaires repasse sous les seuils l’année suivante, le micro-entrepreneur conserve le régime simplifié.

Pourquoi le statut reste attractif

L’auto-entreprise séduit par sa simplicité : peu d’obligations comptables, aucune déduction de charges complexes, déclarations allégées et cotisations calculées uniquement sur le chiffre d’affaires réalisé. En l’absence de revenus, il n’y a pas de cotisations sociales à payer, ce qui limite fortement les risques financiers.

Les limites à anticiper

Lorsque l’activité se développe, le statut montre ses limites. L’impossibilité de déduire ses charges et de récupérer la TVA peut devenir pénalisante en cas d’investissements importants. C’est souvent à ce stade que les entrepreneurs envisagent une entreprise individuelle au réel ou la création d’une société pour optimiser leur fiscalité et leur protection.

À qui s’adresse réellement l’auto-entreprise ?

Le statut est particulièrement adapté aux personnes qui souhaitent tester une idée, lancer une activité complémentaire, se former à l’entrepreneuriat ou éviter une lourde gestion administrative. Il convient aussi bien aux jeunes entrepreneurs qu’aux salariés ou indépendants cherchant de la flexibilité.

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Conclusion

En pratique, presque tout le monde peut devenir auto-entrepreneur en France, sous réserve de respecter quelques conditions simples. Accessible, souple et sécurisé pour démarrer, ce statut constitue une excellente porte d’entrée dans l’entrepreneuriat. Il reste cependant essentiel d’anticiper son évolution afin de choisir, le moment venu, une structure plus adaptée au développement de l’activité.

Vous pouvez également retrouver la présentation complète du sujet en vidéo ci-dessous.

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