Créer une auto-entreprise, aussi appelée micro-entreprise, est une démarche accessible, mais beaucoup de futurs entrepreneurs ignorent qu’il existe plusieurs aides pour faciliter le lancement de leur activité. Aides financières, exonérations de charges, dispositifs liés au chômage ou soutiens locaux : ces mécanismes permettent de réduire les risques et de démarrer dans de bonnes conditions. Voici un panorama clair et structuré des principales aides disponibles lors de la création d’une auto-entreprise en France.
Les aides locales : régions, départements et communes
Les premières aides à envisager sont les aides locales. Les régions, les départements et parfois même les mairies proposent des dispositifs spécifiques pour soutenir les porteurs de projet.
Ces aides varient selon :
- la localisation géographique,
- la nature de l’activité,
- le caractère innovant ou stratégique du projet,
- le profil du créateur.
Il peut s’agir de subventions, d’aides financières ponctuelles, d’accompagnements ou de mises en relation avec des réseaux locaux. Il est donc essentiel de se renseigner directement auprès de sa région, de son conseil départemental et de sa mairie pour identifier les aides disponibles.
L’ARE : l’allocation chômage comme filet de sécurité
L’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE) constitue l’une des aides les plus importantes pour les créateurs d’auto-entreprise. Elle permet aux demandeurs d’emploi indemnisés de créer leur activité tout en conservant une partie de leurs allocations chômage.
L’ARE offre une période de transition sécurisée, généralement jusqu’à 12 mois, pendant laquelle l’auto-entrepreneur peut développer son activité tout en bénéficiant d’un revenu de remplacement. Le montant versé est ajusté chaque mois en fonction du chiffre d’affaires déclaré.
Ce dispositif permet de tester son projet sans pression financière excessive et de limiter les risques au démarrage.
L’ACRE : une réduction des cotisations sociales
L’Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise (ACRE) permet de bénéficier d’une réduction significative des cotisations sociales durant la première année d’activité.
Concrètement, l’auto-entrepreneur paie environ 50 % de cotisations sociales en moins pendant les 12 premiers mois. Par exemple, un prestataire de services soumis à un taux normal de 22% ne paiera qu’environ 11% la première année.
Cette exonération temporaire facilite la constitution de trésorerie et réduit la pression financière au lancement.
Qui peut bénéficier de l’ACRE ?
L’ACRE n’est pas ouverte à tous les créateurs. Elle concerne notamment :
- les jeunes de 18 à 26 ans ;
- les personnes en situation de handicap de moins de 30 ans ;
- les demandeurs d’emploi indemnisés par France Travail ;
- les bénéficiaires de l’Allocation de Solidarité Spécifique ;
- les créateurs ou repreneurs d’entreprise situés dans un quartier prioritaire de la politique de la ville.
Dans de nombreux cas, l’ACRE est accordée automatiquement lors de la création de la micro-entreprise. Toutefois, certaines situations peuvent nécessiter une démarche complémentaire auprès de l’Urssaf.
L’ARCE : percevoir son chômage sous forme de capital
L’ARCE est une alternative à l’ARE. Plutôt que de percevoir ses allocations chaque mois, le créateur peut choisir de recevoir une partie de ses droits au chômage sous forme de capital.
Ce capital est versé en deux fois :
- une première partie au moment de la création de l’entreprise,
- une seconde partie quelques mois plus tard.
L’ARCE permet de disposer rapidement de liquidités pour financer le démarrage de l’activité, mais implique de renoncer au versement mensuel des allocations chômage.
Cumul et complémentarité des aides
Certaines aides peuvent se cumuler, tandis que d’autres sont exclusives. Il est donc essentiel de bien analyser sa situation personnelle avant de choisir entre ARE et ARCE, et de vérifier son éligibilité à l’ACRE.
Les aides locales viennent souvent en complément des dispositifs nationaux et peuvent renforcer significativement le soutien financier au démarrage.
Pourquoi ces aides facilitent le lancement d’une micro-entreprise
L’ensemble de ces dispositifs vise à sécuriser le parcours entrepreneurial. Grâce à l’ARE, à l’ACRE, à l’ARCE et aux aides locales, il est possible de créer une auto-entreprise avec une prise de risque limitée, un revenu partiellement garanti et des charges sociales allégées.
Ce cadre est particulièrement favorable aux personnes en reconversion professionnelle, aux jeunes entrepreneurs et à celles et ceux qui souhaitent tester une idée avant de s’engager dans une structure plus lourde.
Création d’entreprise
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Vous pouvez également retrouver la présentation complète des aides à la création d’une auto-entreprise en vidéo ci-dessous.